Biographie de Georges Orwell

Georges Orwell, de son vrai nom Eric Blair, est né en 1903 en Inde où son père était fonctionnaire de l’administration du gouvernement impérial, et regagne l’Angleterre l’année suivante. Élève au collège d’Eton, où il écrira ses premiers poèmes, il reçoit une éducation bourgeoise, nourrie de préjugés sur la classe ouvrière. En 1922, son père refusant qu’il poursuive des études à Oxford, il s’engage dans la police coloniale indienne en Birmanie, police dont le rôle était, alors que les idées nationalistes commençaient à se répandre, de veiller à l’ordre et de réprimer toute tentative de rébellion. Très vite, il rejette l’impérialisme, qu’il ne voit que comme tyrannie et violence, et il ne cessera de se sentir coupable de l’avoir servi pendant cinq ans. Cette expérience lui inspire un livre, Une histoire birmane, écrit en 1934. Il décidera alors de vivre en marge de la société bourgeoise et conformiste. Il s’installe à Paris en 1928 pour se consacrer à l’écriture, tout en étant employé comme plongeur dans un restaurant. Il contracte une pneumonie au cours de l’hiver 1929, et revient en Angleterre.

 

En 1932, il s’installe à Londres, occupant un emploi de professeur dans une école privée avant d’obtenir un poste de vendeur à temps partiel dans une librairie. En 1936, son éditeur lui commande un documentaire sur les conditions de vie des chômeurs du Nord de l’Angleterre ; il découvre alors la situation des ouvriers, misérables, humiliés, méprisés.

La même année, la guerre d’Espagne va jouer un rôle capital dans son orientation littéraire ; il prend en effet part à celle-ci au sein des milices trotskistes du Parti ouvrier d’unification marxiste, servant au front près de Saragosse pendant deux mois avant d’être rapatrié à la suite d’une blessure à la gorge. Dans Pourquoi j’écris, il explique ainsi : « mon expérience birmane m’avait sans soute quelque peu éclairé sur la véritable nature de l’impérialisme. Mais malgré tout cela, je me trouvais encore privé d’orientation politique bien précise […]. La guerre d’Espagne et les événements de 1936-1937 remirent les pendules à l’heure […] Tout ce que j’ai écrit depuis 1936, chaque mot, chaque ligne, a été directement ou indirectement, contre le totalitarisme et pour le socialisme tel que je le conçois ». S’apercevant que l’Internationale communiste, loin de soutenir la révolution espagnole, sert en réalité les intérêts soviétiques, il prendra en haine la politique de Staline et ne cessera de dénoncer les trahisons du socialisme soviétique, symbole du totalitarisme.

Au fur et à mesure de ces expériences, Georges Orwell devient un écrivain de plus en plus engagé. Si ses premières publications relèvent avant tout de l’autobiographie, comme son ouvrage La dèche à Paris et à Londres paru en 1933, issu d’un séjour très difficile en France, il abandonne progressivement ce genre au profit de réflexions plus générales et plus politiques. Dans Pourquoi j’écris, il expliquera : « ce qui me pousse au travail, c’est le sentiment d’une injustice et l’idée qu’il faut prendre parti, car même si nous ne pouvons rien empêcher, il faut tenter quelque chose pour s’y opposer ».  Pour lui, l’écrivain a un devoir moral, social et politique ; il doit sortir ses contemporains de leur engourdissement et de leur passivité.

 

Réformé en 1939, il travaille quelque temps en Angleterre dans les usines, avant d’être engagé en 1941 à la BBC en tant que speaker, où il restera deux ans. En 1943, il devient directeur des pages littéraires de l’hebdomadaire The Tribune, puis envoyé spécial de The Observer, en Allemagne et en France, chargé d’observer la vie politique. En 1944, il commence la rédaction de la Ferme des animaux, publié l’année suivante, livre qui le fait connaître du grand public. En 1949 paraît 1984, lequel rencontre un immense succès immédiat. Il meurt le 21 janvier 1950, après avoir contracté la tuberculose.

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